Des Épices indiennes pour soutenir le système cardio-vasculaire

 

epices-cholestérol-ail-curcuma-riz-rougeLes Épices étaient les objets les plus précieux du commerce dans le monde antique et médiéval. Les Herboristes et les praticiens de l’époque ont utilisé des remèdes à base de plantes et cela pendant des siècles, mais ont commencé seulement récemment à étudier les pouvoirs des herbes et des épices provenant d’asie et d’Inde.

Dans la configuration actuelle, les effets anti-hypercholestérolémiants, anti-diabétiques, anti-inflammatoires des épices ont une importance primordiale, comme les  préoccupations clés de l’humanité sont aujourd’hui le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l’arthrose et les maladies dégénératives comme le  cancer. Les épices ou leurs composants actifs peuvent être utilisés comme agents améliorateurs mais surtout dans la prévention de ces troubles.

Les épices sont riches en antioxydants, et des études scientifiques suggèrent qu’elles sont aussi de puissants inhibiteurs des lésions tissulaires et des inflammations causées par des niveaux élevés de sucre et de lipides circulants dans le sang.

Parce que les épices ont une très faible teneur en calories et sont relativement peu coûteuses, elles sont également des sources fiables d’antioxydants et d’autres composés bioactifs que l’on peut apporter dans l’alimentation. Cette analyse met en lumière le rôle de certaines épices utilisées dans la cuisine indienne pour leur saveur et leur goût et qui sont également utilisables pour maintenir un système cardio-vasculaire en bonne santé.

 

L’AIL :

 

Plusieurs études épidémiologiques ont indiqué que certains régimes alimentaires sont associés à un plus faible risque de maladies cardiovasculaires et que les régimes les plus appropriés sont les régimes riches en fruits, en plantes médicinales et en épices ; l’épice la plus commune d’entre elles est l’ail. L’ail (Allium sativum) provient d’Asie centrale et appartient à la famille des Alliacées, une famille botanique cosmopolite.

L’ail est utilisé universellement comme un agent aromatisant et un aliment fonctionnel pour améliorer la santé physique et mentale. Au cours des siècles, l’ail a acquis une position unique dans les mythes de nombreuses cultures comme un agent médicinal prophylactique et thérapeutique.

Le médecin indien du premier siècle Charaka (3000 avant JC), le père de la médecine ayurvédique, a même écrit que l’ail agit comme un tonique cardiaque en maintenant la fluidité du sang et en renforçant le cœur.

L’ail est en effet préconisé pour la prévention des maladies cardiaques. Les études épidémiologiques montrent une corrélation inverse entre la consommation d’ail et la progression des maladies cardiovasculaires. Les maladies cardiovasculaires sont associées à de multiples facteurs tels que l’élévation du cholestérol total dans le sang, du LDL cholestérol, le mauvais cholestérol et d’une augmentation de l’oxydation des LDL, d’une augmentation de l’agrégation plaquettaire, de l’hypertension, et du tabagisme.

L’ail a montré qu’il inhibe les enzymes impliquées dans la synthèse des lipides, et permet de diminuer l’agrégation plaquettaire, de prévenir la péroxydation des lipides membranaires des globules rouges et des lipoprotéines LDL, en permettant d’augmenter la protection anti-oxydante, et enfin en inhibant l’enzyme de conversion de l’angiotensine. L’allicine, un composé actif de l’ail a montré une réduction significative de la formation des stries lipidiques dans les sinus aortiques. L’ail renforce également l’activité fibrinolytique au niveau du sang. Une autre étude menée in vitro montre que l’allyl cystéine présente dans les molécules organo-soufrées de l’extrait d’ail vieilli est un puissant inhibiteur de la synthèse du cholestérol.

La consommation d’une demi à une gousse d’ail (ou équivalent) par jour peut avoir un effet anti-cholestérol allant jusqu’à 9% de diminution. Ainsi, pour conclure, il est tout à fait indiqué que l’ail a des propriétés multiples dans la prévention des maladies cardiovasculaires et peut être pris comme un complément alimentaire dans  la prévention des maladies cardiovasculaires.

 

CURCUMINE :

 

La curcumine est une épice – médicament beaucoup utilisée dans les anciens systèmes de médecine traditionnelle comme la médecine Siddha et Ayurveda dont l’histoire remonte à plus de 5000 ans.

Dans les médicaments traditionnels indiens et chinois, le curcuma a été utilisé comme un agent anti-inflammatoire pour traiter les problèmes intestinaux comme les gaz et les coliques, les maux de dents, les douleurs à la poitrine, et les difficultés liées au cycle prémenstruel. Cette épice a également été utilisée pour aider le bon fonctionnement de l’estomac et soulager des problèmes hépatiques.

Le curcuma pris au sein de l’alimentation permet de baisser les concentrations du cholestérol et des triglycérides sanguins de manière significative tout en augmentant le cholestérol HDL, dans un délai de 4 semaines. Une autre preuve importante indique que les actifs du curcuma réduisent l’oxydation du LDL cholestérol, abaisse la glycémie et diminue le développement des lésions rénales dues au  diabète. Le curcuma et la curcumine qui est l’actif principal, en raison de leurs activités antioxydantes et anti-inflammatoires, ont été fortement étudiées et sont utilisés pour contrer plusieurs troubles tels que l’infarctus du myocarde, les maladies pulmonaires inflammatoires chroniques, la pancréatite, les maladies intestinales inflammatoires, les maladies neuro-dégénératives, les problèmes hépatiques et des blessures musculaires. La curcumine peut également avoir un impact sur le processus de cataracte en ralentissant son évolution.

 

Des études montrent que les mécanismes de prévention de la curcumine concernant les maladies cardio-vasculaires sont ciblées à plusieurs niveaux. Les effets anti-inflammatoires de la curcumine permettent de diminuer le taux de cholestérol sérique et permettent de modifier le processus pathologique observé dans l’athérosclérose.

 

La phytothérapie moderne préconise d’associer plusieurs actifs végétaux pour avoir une meilleure efficacité ; une association judicieuse est d’associer la levure de riz rouge prédosée en monacoline K à l’extrait d’ail ou l’ail en poudre, et à l’extrait de curcuma afin d’avoir une action sur la baisse du cholestérol tout en augmentant les effets anti-oxydants protecteurs du système cardio-vasculaire.

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